Piguet Galland : comment une banque privée suisse renforce son équipe design interne

Rémi L.

Responsable des contenus en rapport avec le marketing et la com’

Piguet Galland, banque privée suisse, renforce son équipe design interne avec Heysimon depuis septembre 2024.

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En bref

  • Piguet Galland, banque privée suisse, est cliente depuis septembre 2024 et dispose de ses propres designers. Heysimon n'est pas un remplacement mais une extension créative.
  • La cadence varie au fil de l'année : x1 en juillet et août, x2 en rythme de croisière, x3 lors des pics.
  • Le volume délégué : deux à trois besoins couverts par semaine, soit 30 à 40 livrables par mois, pour une équipe marketing de cinq personnes et ses clients internes.
  • Le coût de cette organisation aux tarifs publics : environ 24 960 € HT par an pour de l'ordre de 400 livrables, soit près de 62 € par pièce produite.

Piguet Galland, banque privée suisse, est cliente de Heysimon depuis septembre 2024. L'établissement dispose de ses propres designers et utilise Heysimon comme extension créative : la cadence passe d'une demande traitée à la fois en juillet et août à trois lors des pics d'activité, avec deux en rythme de croisière, ce qui représente 30 à 40 livrables par mois. Ce cas est instructif précisément parce qu'il ne correspond pas à l'idée qu'on se fait de l'externalisation créative. Il ne s'agit pas d'une entreprise dépourvue de ressources qui confie tout à l'extérieur, mais d'une organisation équipée qui a résolu un problème rencontré par la plupart des équipes marketing structurées : l'écart entre une capacité interne fixe et une activité qui ne l'est pas.

Le problème que résout une extension créative

Une équipe design interne a une capacité fixe. L'activité, elle, ne l'est pas. C'est une évidence quand on l'énonce, et pourtant elle structure toute la difficulté. Le nombre de créations dont une entreprise a besoin varie fortement au fil de l'année : lancements, campagnes saisonnières, événements, clôtures d'exercice, publications institutionnelles. Le nombre de designers salariés, lui, ne bouge pas.

Sans capacité d'appoint, une entreprise n'a donc que deux options, et aucune n'est satisfaisante. Elle peut surdimensionner son équipe pour tenir les pics, et payer cette capacité toute l'année, y compris pendant les mois creux où les designers manquent de briefs. Ou elle peut dimensionner sur la moyenne, et accepter de sous-livrer pendant les pics, ce qui se traduit par des délais qui s'allongent, des campagnes qui partent en retard et une équipe créative en tension permanente sur les périodes chargées.

Il y a un effet de bord que nous observons systématiquement et qui compte au moins autant que le gain de capacité : la relation entre l'équipe interne et le dispositif externe. Un designer salarié ne perçoit pas ce renfort comme une menace dès lors que ce qui lui est retiré est le volume répétitif, et non la partie créative de son métier. Il reste sur la direction artistique et sur les sujets les plus proches de la marque, et se voit déchargé des déclinaisons interminables. Là où une externalisation mal cadrée crée de la défiance interne, une extension bien cadrée est vécue comme un soulagement.

La cadence réelle, mois par mois

Voici le détail que nous pouvons rarement documenter, et qui donne toute sa valeur à ce cas : la façon dont la cadence bouge concrètement sur douze mois.

PériodeCadenceCe que ça traduit
Juillet et aoûtx1, une demande traitée à la foisL'activité ralentit, l'entreprise cesse de financer une capacité qu'elle n'utilise pas
Rythme de croisièrex2, deux demandes en parallèleLe débit nécessaire pour que cinq personnes au marketing ne soient jamais bloquées
Périodes de picx3, trois demandes en parallèleLancements et temps forts absorbés sans recruter ni allonger les délais

Ce tableau est la démonstration la plus concrète de ce que nous appelons une capacité pilotable. Remarquez surtout la ligne du haut : en juillet et août, la banque redescend à une demande à la fois. C'est le mouvement que presque aucun autre modèle ne permet. Un salarié coûte la même chose en août qu'en octobre. Un contrat d'agence signé pour l'année aussi. Ici, la dépense suit l'activité au lieu de la précéder.

En volume, cela représente deux à trois besoins couverts par semaine, soit 30 à 40 livrables par mois en rythme normal. Sur une année, en tenant compte du ralentissement estival et de l'intensité des pics, l'ordre de grandeur tourne autour de 400 pièces produites.

Ce qui se délègue, et pour qui

La ligne de partage suit une logique simple : ce qui demande un arbitrage stratégique ou une proximité forte avec la marque reste à l'intérieur ; ce qui demande surtout de la rigueur d'exécution et du volume part à l'extérieur. Chez Piguet Galland, ce qui nous est confié couvre les publicités, les e-books, les visuels pour les réseaux sociaux, les présentations et les supports imprimés.

Mais le point le plus intéressant n'est pas ce qui est délégué, c'est pour qui. L'équipe marketing de cinq personnes ne produit pas uniquement pour elle-même : elle sert aussi des clients internes, d'autres services, des filiales, les équipes growth et commerciales. C'est une charge massivement sous-estimée dans les organisations structurées, et elle a une caractéristique redoutable : ces demandes arrivent sans prévenir, sans budget dédié, et souvent avec une urgence que leur émetteur juge évidente.

Une équipe marketing sans capacité d'appoint devient alors le goulot d'étranglement de toute l'entreprise. Elle passe son temps à arbitrer entre ses propres priorités et celles des autres, à dire non à des collègues, et à expliquer pourquoi une présentation commerciale attendra la semaine prochaine. Disposer d'une capacité créative externe ajustable change complètement cette position : le marketing cesse d'être un filtre et redevient un service. C'est un bénéfice organisationnel qui n'apparaît sur aucune ligne budgétaire, et c'est pourtant souvent celui que les équipes citent en premier.

Le calcul : ce que coûte réellement cette organisation

Voici l'exercice qui manque à la plupart des cas clients. Nous ne divulguons pas les conditions tarifaires de Piguet Galland, mais nous pouvons chiffrer précisément ce que coûterait aujourd'hui, aux tarifs publics Heysimon, une entreprise qui reproduirait exactement cette organisation.

Deux mois à x1, huit mois à x2, deux mois à x3. Soit 24 960 € HT sur l'année, pour de l'ordre de 400 livrables. Le coût par livrable ressort donc autour de 62 €.

Ce chiffre mérite d'être comparé aux repères du marché suisse, et l'écart n'est pas marginal. Une demi-journée de graphiste indépendant en Suisse se situe entre 320 et 720 CHF : autrement dit, une seule demi-journée d'indépendant coûte l'équivalent de cinq à onze livrables dans ce dispositif. Un designer salarié suisse représente pour sa part 85 000 à 120 000 CHF par an tout compris, charges et poste de travail inclus, soit plusieurs fois le budget annuel décrit ci-dessus, sans pouvoir absorber un pic à x3 ni couvrir l'ensemble des spécialités graphiques.

Reproduire ces 400 livrables auprès d'indépendants suisses demanderait, en comptant trois à quatre pièces finies par jour de production, de l'ordre de 100 à 130 jours facturés, soit 64 000 à 187 000 CHF par an. C'est une estimation, et nous préférons l'annoncer comme telle : le nombre de pièces produites par jour dépend beaucoup de leur complexité, et une entreprise dont les livrables sont plus lourds obtiendrait un ratio différent. La méthode, elle, reste valable, et nous la détaillons dans notre grille de décision pour les entreprises suisses.

Un mot de prudence sur les monnaies : les tarifs Heysimon sont en euros hors taxes et les repères suisses en francs, avec un taux de change qui fluctue. Les ordres de grandeur restent parlants, mais tout arbitrage sérieux doit être refait au cours du jour.

Pourquoi une banque privée peut le faire

Reste l'objection qui vient toujours en premier dans les secteurs régulés : comment confier des documents à un tiers quand la confidentialité est une obligation réglementaire et non une préférence ? Les questions qu'un établissement financier pose à un prestataire créatif sont toujours les mêmes, et elles portent moins sur le design que sur le dispositif.

L'accord de confidentialité est-il signé systématiquement en début de collaboration, ou seulement à la demande du client ? Chez Heysimon, il est systématique. La nuance paraît mineure et elle ne l'est pas : elle distingue un prestataire qui a structuré son rapport à la confidentialité d'un prestataire qui le subit au cas par cas.

Où sont hébergées les données et les fichiers de travail ? En Europe. C'est un point que le secteur financier suisse examine avec attention, particulièrement depuis l'entrée en vigueur de la loi fédérale révisée sur la protection des données, largement alignée sur le RGPD européen.

La plateforme de collaboration est-elle une technologie maîtrisée, ou un assemblage d'outils tiers dont personne ne contrôle la chaîne de traitement ? Le Hub Créatif est développé en interne, en France, conforme au RGPD, et son développement a été soutenu par Bpifrance et la Région Île-de-France. Existe-t-il enfin un engagement chiffré de disponibilité ? La plateforme fait l'objet d'un SLA de 99,9 %. Pour une équipe qui en dépend au quotidien, ce n'est pas un détail contractuel : c'est la différence entre un service et un projet secondaire.

Ce que décrit l'équipe marketing

Au-delà du dispositif, ce qui fait tenir une collaboration dans la durée se joue dans le quotidien de travail.

« Très bonne expérience avec Heysimon. On utilise Heysimon depuis près de 6 mois pour déléguer les besoins graphiques de notre service marketing. La plateforme est très complète et facile d'utilisation. La collaboration et la communication sont faciles avec la designer à travers la plateforme. Je recommande ! »
Alexandra Z., Responsable Marketing, Piguet Galland (avis Trustpilot, laissé au bout de six mois de collaboration)

Deux éléments méritent d'être relevés, parce qu'ils reviennent systématiquement chez nos clients de secteurs exigeants. Le premier est le verbe employé : déléguer. Ce n'est pas « faire produire », c'est déléguer, c'est-à-dire confier une responsabilité et non seulement une tâche. C'est ce que permet une relation qui s'installe dans la durée avec une designer attitrée, plutôt qu'une succession de missions ponctuelles auprès d'intervenants différents.

Le second est la mention de la communication directe avec la designer. Chez Heysimon, aucun chef de projet ne s'interpose pour relayer les messages : l'échange est direct, ce qui supprime une couche de reformulation et donc une source d'erreurs. Le Creative Operations Manager pilote la capacité à côté de la boucle, il ne s'y insère pas. Sur une production de 30 à 40 pièces mensuelles, cette économie de médiation se compte en heures chaque semaine.

Ce que ce cas dit aux autres entreprises

Un cas client ne vaut que par ce qu'il permet de généraliser prudemment. Trois enseignements nous paraissent transposables au-delà du secteur bancaire et au-delà de la Suisse.

Avoir une équipe interne ne rend pas l'externalisation inutile, elle la rend différente. C'est l'enseignement principal, et il contredit une intuition très répandue. Beaucoup d'entreprises structurées écartent l'idée d'un renfort externe au motif qu'elles ont déjà des designers, alors que ce sont précisément celles qui ont le plus à gagner : elles connaissent leur charge, savent ce qui est délégable, et disposent en interne de la compétence pour encadrer la qualité de ce qui rentre.

La capacité doit pouvoir descendre autant que monter. On vante souvent la scalabilité vers le haut ; l'intérêt économique se joue au moins autant dans la descente. Les deux mois d'été à x1 sont ce qui rend le modèle réellement moins cher qu'un poste fixe sur l'année, pas les pics à x3.

La durée est le vrai test. Une collaboration créative fonctionne rarement mal au premier mois, où l'attention est maximale de part et d'autre. Elle se juge à deux ans, quand la connaissance de la marque s'est accumulée et que la production tourne sans avoir à tout réexpliquer. C'est ce que permet la mémoire de marque conservée dans la plateforme : ce qui a été corrigé une fois n'a pas à l'être une seconde.

Ce cas se situe par ailleurs à une extrémité du spectre de nos clients suisses. À l'autre, Chef Chez Vous, PME romande sans aucune équipe créative interne, a refait toute sa communication avec la même formule, à une échelle bien plus légère et avec un témoignage vidéo de son gérant.

Vous avez déjà une équipe design et vous vous demandez ce qu'un renfort externe changerait ? Le signal le plus fiable n'est pas le volume total, c'est l'écart entre vos mois les plus chargés et les plus calmes : c'est précisément cet écart qu'une capacité d'appoint absorbe. Réservez un appel avec Heysimon : nous regarderons ensemble ce qui est délégable et ce qui doit rester chez vous. Pour le cadre fiscal et contractuel d'une collaboration depuis la Suisse, voyez notre guide sur le travail avec un prestataire créatif français, et pour le panorama complet des options romandes, celui sur l'externalisation de la création graphique en Suisse romande.

FAQ

Pourquoi externaliser quand on a déjà des designers en interne ?

Parce qu'une équipe interne a une capacité fixe alors que l'activité, elle, ne l'est pas. Sans capacité d'appoint, une entreprise n'a que deux options : surdimensionner son équipe et payer cette capacité toute l'année, ou sous-livrer pendant les pics. Une extension créative externe comble exactement cet écart. L'équipe interne conserve alors ce qui est stratégique et proche de la marque, et délègue le volume et le récurrent.

Comment Piguet Galland travaille-t-elle avec Heysimon ?

La banque privée suisse est cliente depuis septembre 2024. Elle dispose de ses propres designers et fait varier sa cadence au fil de l'année : une demande traitée à la fois en juillet et en août, deux en rythme de croisière, trois lors des pics d'activité. Cela représente deux à trois besoins couverts par semaine, soit 30 à 40 livrables par mois, produits pour une équipe marketing de cinq personnes et pour ses clients internes.

Combien coûte une extension créative externe pour une équipe marketing ?

Aux tarifs publics Heysimon, une organisation reproduisant celle de Piguet Galland (deux mois à x1, huit mois à x2, deux mois à x3) représente environ 24 960 € HT par an, pour de l'ordre de 400 livrables. Soit un coût par livrable d'environ 62 €. À titre de comparaison, une demi-journée de graphiste indépendant en Suisse se situe entre 320 et 720 CHF, et un designer salarié suisse représente 85 000 à 120 000 CHF par an tout compris.

Une banque peut-elle externaliser sa création graphique ?

Oui, à condition que le prestataire réponde de façon structurée aux exigences de confidentialité du secteur. Les quatre points examinés sont la signature d'un accord de confidentialité dès le début de la collaboration, le lieu d'hébergement des données, la nature de la plateforme utilisée, et l'existence d'un engagement de disponibilité. Chez Heysimon, le NDA est systématique, les données sont hébergées en Europe, le Hub Créatif est une technologie propriétaire conforme au RGPD et sa disponibilité fait l'objet d'un SLA de 99,9 %.

Quels types de livrables une équipe interne délègue-t-elle en priorité ?

En pratique, ce sont les productions à fort volume et à forte récurrence : les déclinaisons publicitaires, les visuels pour les réseaux sociaux, les présentations commerciales, les e-books et livres blancs, et les supports imprimés. Ces pièces exigent de la rigueur d'exécution mais peu d'arbitrage stratégique, ce qui les rend parfaitement délégables. L'équipe interne garde en revanche la direction artistique et les sujets les plus proches de la marque.

Comment une équipe marketing absorbe-t-elle les demandes des autres services ?

C'est une charge largement sous-estimée dans les organisations structurées. Une équipe marketing ne produit pas seulement pour elle-même : elle sert aussi des clients internes, autres services, filiales, équipes growth et commerciales, dont les demandes arrivent sans prévenir et sans budget dédié. Disposer d'une capacité créative externe ajustable permet d'absorber ce flux sans faire de l'équipe marketing le goulot d'étranglement de toute l'entreprise.

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