Bon à tirer (BAT)

Rémi L.

Responsable des contenus en rapport avec le marketing et la com’

Le bon à tirer ou BAT, dernière épreuve validée et signée avant le lancement de l'impression

7 minutes de lecture

Partager sur

Vous avez besoin de design ?

Complétez votre équipe d’un graphiste par abonnement : créations graphiques à volonté via collaboration mensualisée.

C'est quoi un bon à tirer (BAT) ?

Définition : Le bon à tirer, ou BAT, est l'épreuve finale qu'un client relit, valide et signe avant le lancement de l'impression. Sa signature vaut accord sur le contenu, la mise en page et, selon le type d'épreuve, sur les couleurs. C'est le point de non-retour d'un projet print : après lui, toute correction se paie en réimpression.

Définition de « bon à tirer »

Le BAT est un document contractuel autant qu'un document technique. Il matérialise le moment où la responsabilité du contenu bascule du prestataire vers le client : l'imprimeur s'engage à reproduire fidèlement ce qui a été signé, et rien d'autre (y compris les fautes qui s'y trouvaient).

Il intervient après les cycles de validation créative et après la préparation technique des fichiers. Ce n'est donc pas une étape de design mais une étape de vérification, ce qui explique qu'elle soit souvent traitée trop vite par des équipes qui pensent avoir déjà tout validé.

Les deux types de BAT

  • Le BAT numérique. Un PDF haute définition qui permet de contrôler les textes, la mise en page, la position des éléments, les gabarits et les fonds perdus. Il ne dit rien de fiable sur la couleur finale (votre écran n'est pas calibré, et celui de votre collègue non plus).
  • Le BAT contractuel. Une épreuve imprimée sur un périphérique calibré selon le profil de la presse. Elle engage aussi sur la teinte, ce qui en fait la seule référence opposable en cas de litige sur la couleur.

Le second se facture en supplément et allonge le délai de quelques jours. On le réserve donc aux travaux où la couleur est un enjeu : packaging, supports de marque, gros tirages.

Ce qu'il faut relire, et dans quel ordre

Un BAT se relit méthodiquement, en commençant par ce qui coûte le plus cher à corriger. Les informations de contact d'abord, puisqu'une erreur de numéro ou d'adresse rend le tirage entier inutilisable. Les mentions légales ensuite, les prix et les dates, puis seulement la typographie et les espacements.

Vérifiez aussi ce qui ne se voit pas sur un écran : les marges de sécurité, les zones de pliage, le mode colorimétrique et la résolution des images. Une photo issue d'un site web passe très bien à l'écran et sort pixelisée sur papier (c'est le défaut le plus fréquent des BAT validés dans l'urgence).

Le lien avec le design (et Heysimon)

La qualité d'un BAT dépend de la rigueur avec laquelle les fichiers ont été préparés en amont, ce qui relève du savoir-faire print plutôt que du talent créatif. Chez Heysimon, pionnier français du design-as-a-service™ depuis 2021, les fichiers d'impression sont livrés prêts pour la presse, avec fonds perdus et repères, à partir de 990 € HT par mois et avec des révisions illimitées avant envoi (donc sans compteur qui tourne pendant la relecture). Voyez nos produits imprimés. Pour cadrer une charge de production, notre analyse du coût d'un graphiste en 2026, et pour comparer les modèles, notre article sur externaliser le graphisme.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si une erreur est découverte après la signature du BAT ?

La reprise est à votre charge. C'est tout l'objet de la signature : elle transfère la responsabilité du contenu du prestataire vers le client. Un numéro de téléphone erroné repéré après coup signifie une réimpression complète du tirage. C'est la raison pour laquelle la relecture du BAT ne doit jamais être déléguée à la personne la plus pressée.

Quelle différence entre un BAT numérique et un BAT contractuel ?

Un BAT numérique est un fichier PDF qui valide le contenu, la mise en page et la position des éléments. Un BAT contractuel est une épreuve imprimée sur un périphérique calibré, qui engage aussi sur les couleurs. Le second se facture en supplément, et il se justifie dès que la teinte exacte compte, typiquement sur un packaging ou une couleur de marque.

Combien de temps prévoir pour valider un bon à tirer ?

Comptez une journée ouvrée pleine, pas une relecture entre deux réunions. Le BAT arrive presque toujours au moment où le calendrier est déjà tendu, et c'est exactement là que les erreurs passent. Prévoir ce créneau dès le rétroplanning coûte moins cher qu'un tirage à refaire.

En résumé

Le bon à tirer est le dernier point de contrôle avant impression, et le moment où la responsabilité change de camp. Il en existe deux formes, l'une portant sur le contenu, l'autre engageant aussi sur la couleur. Sa relecture mérite un créneau dédié dans le rétroplanning, parce qu'elle est la seule étape dont l'erreur se chiffre en tirage entier.

Nos ressources directement dans votre boite mail ?

Inscrivez-vous et recevez automatiquement nos dernières ressources (pas de spam)

S’inscrire

Success! We’ll be in touch soon.
Something went wrong while submitting.

Vous en voulez plus ? Découvrez d’autres ressources intéressantes.

1. Briefez (simplement)
2. Recevez (rapidement)
3. Recommencez (à volonté)
+80

+80 entreprises font confiance à Heysimon