Kakémono

C'est quoi un kakémono ?
Définition : Un kakémono est un support de communication vertical enroulable, monté sur un pied et déployé sur place en quelques secondes. On l'utilise sur les salons, dans les halls d'accueil et lors d'événements. Sa contrainte principale n'est pas graphique mais physique : une large part de sa surface n'est jamais vraiment vue.
Définition de « kakémono »
Le mot vient du japonais, où il désigne un rouleau suspendu. Dans la communication française, il s'est imposé pour nommer les supports verticaux montés sur enrouleur, souvent en 85 par 200 centimètres, que l'on transporte dans une housse et que l'on déploie sans outil (d'où son succès sur les salons itinérants).
Le terme roll-up désigne rigoureusement le mécanisme d'enroulement plutôt que le support lui-même, mais l'usage professionnel a fondu les deux mots (aucun imprimeur ne vous reprendra si vous employez l'un pour l'autre).
La contrainte que la plupart des kakémonos ignorent
Un kakémono se lit debout, en mouvement, dans un environnement saturé de concurrents (un salon aligne parfois trente supports identiques dans une même allée). Deux zones sont perdues d'avance : les trente premiers centimètres depuis le sol, masqués par la base et par les passants, et souvent le haut quand le support est placé derrière un comptoir ou une table.
La hauteur réellement exploitable se situe donc entre 80 et 180 centimètres du sol, soit à peu près la moitié de la surface achetée. Les kakémonos qui placent leur message principal au centre géométrique du gabarit le placent en réalité trop bas (et se lisent mal à partir de trois mètres).
Ce qui fait un kakémono efficace
- Un message unique, lisible en deux secondes, à hauteur de regard.
- Une identification immédiate de la marque, par le logo et la couleur plutôt que par un pavé de texte (personne ne lit un paragraphe debout).
- Une typographie généreuse, au moins cinq centimètres de hauteur pour l'accroche (ce qui limite mécaniquement le nombre de mots).
- Des visuels adaptés : un logo vectoriel et des photos d'une définition suffisante, sans quoi l'agrandissement révèle tout.
- Une cohérence avec le reste du stand, ce que documente la charte graphique.
Pourquoi le kakémono arrive toujours en retard
Parce qu'il dépend du contenu d'un événement, donc d'informations qui se stabilisent tard : le nom d'une conférence, une offre de salon, un intervenant confirmé la semaine précédente. Le graphiste reçoit le brief quand l'imprimeur a déjà annoncé son délai de fabrication, et c'est ce télescopage, plus que la complexité du support, qui produit les erreurs.
Un salon demande par ailleurs rarement un seul support : kakémono, affiche, dépliants, habillage de stand et déclinaisons sociales forment un lot cohérent à produire en parallèle.
Le lien avec le design (et Heysimon)
Un événement est un pic de production court et non négociable, mal servi par un fonctionnement au devis où chaque support rouvre un cycle de cadrage. Chez Heysimon, pionnier français du design-as-a-service™ depuis 2021, la cadence se monte le temps du salon puis redescend, à partir de 990 € HT par mois, avec une première version en 24 heures en moyenne et des révisions illimitées. Voyez notre service affiches et grands formats. Pour évaluer un budget, notre analyse du coût d'un graphiste en 2026, et pour arbitrer le modèle, notre article sur externaliser le graphisme.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un kakémono et un roll-up ?
Les deux mots désignent aujourd'hui le même objet dans le langage professionnel français. À l'origine, le roll-up désigne précisément le mécanisme à enrouleur intégré dans la base, tandis que le kakémono désignait une toile suspendue. En pratique, demander un kakémono à un imprimeur vous vaudra un roll-up, et l'inverse aussi.
Quelle résolution prévoir pour un fichier de kakémono ?
Contrairement à l'intuition, un grand format n'exige pas une définition extrême. Le support se regarde à un ou deux mètres, ce qui autorise de travailler à l'échelle réduite puis d'agrandir. La règle usuelle est de concevoir au dixième de la taille réelle en 300 points par pouce, ou en taille réelle à 100. Les logos, eux, doivent rester vectoriels.
Quelles zones du kakémono faut-il laisser vides ?
Les trente derniers centimètres du bas, masqués par la base du pied et par les personnes qui passent devant. Et le haut si le support est placé derrière un comptoir. La hauteur utile réelle se situe entre 80 et 180 centimètres du sol, ce qui réduit considérablement la surface exploitable par rapport au gabarit brut.
En résumé
Le kakémono est un support vertical enroulable dont la surface utile est bien plus petite que la surface imprimée. Son efficacité tient à un message unique placé à hauteur de regard, et sa difficulté réelle est calendaire : il dépend d'informations qui se figent tard, au moment précis où l'imprimeur a déjà posé son délai.
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